Accord civil d’engagement, PACS

Le pacte civil de solidarité, ou PACS, représente une union officielle entre deux personnes sans distinction de sexe. Cet engagement constitue une alternative plus souple que le mariage civil et peut être acté chez un notaire ou directement en mairie. Faire appel à un notaire occasionne des frais, tandis qu’un passage en mairie n’entraîne aucun coût particulier, à condition de constituer et de présenter vous-même votre dossier complet.
A&S Mayotte vous propose un accompagnement personnalisé pour préparer tous les documents indispensables et rédiger l’Accord Civil d’Engagement, instrument qui donne une valeur légale à votre PACS. Ce texte encadre les règles de vie commune et les divers aspects pratiques de votre future union.

La démarche pour officialiser un PACS

Les deux futurs partenaires doivent tout d’abord satisfaire à certaines conditions :
  • Avoir la majorité légale, sachant que pour un partenaire étranger, il faut tenir compte de l’âge légal dans son pays d’origine.
  • Être libres de tout engagement (ni mariés, ni pacsés).
  • Respecter la législation sur la parenté pour s’assurer qu’il n’existe aucun lien familial prohibé.
  • Obtenir l’accord du juge ou du curateur si l’un d’eux est sous tutelle ou sous curatelle.
  • Fournir, pour un partenaire étranger, des pièces complémentaires.

 

Une fois réunies toutes les pièces justificatives, il suffit de prendre rendez-vous auprès de l’officier d’état civil pour signer et enregistrer le PACS. Cette étape officielle marque le début de votre nouvelle vie commune.
Le dossier que vous remettez à la mairie doit comprendre :
  • Votre Accord Civil d’Engagement complété et signé par chacun.
  • Une pièce d’identité en cours de validité pour chacun des partenaires (passeport, carte d’identité ou permis de conduire).
  • Un extrait d’acte de naissance de moins de trois mois (ou six mois si la naissance a eu lieu à l’étranger).
  • Des attestations sur l’honneur prouvant l’absence de parenté interdite et la volonté de résidence commune.
  • D’éventuels justificatifs supplémentaires si l’un de vous est étranger, divorcé ou veuf.

PACS : éléments clés

Ce document joue un rôle fondamental : il encadre votre vie à deux et précise notamment :
  • Le régime patrimonial souhaité : séparation des biens ou indivision sur les acquisitions futures.
  • L’adresse commune, qui fixe votre foyer et détermine certains droits administratifs.
  • Les modalités de contribution aux dépenses quotidiennes, la gestion financière, voire un éventuel inventaire détaillé des biens de chacun.
  • Les règles à suivre en cas de rupture, qu’il s’agisse de la répartition des biens ou d’un éventuel soutien financier temporaire, sachant que la loi ne prévoit pas de prestation compensatoire pour un PACS.

 

Une fois ce dossier validé, il suffit de se rendre en mairie à la date convenue pour enregistrer officiellement votre pacte. Félicitations pour ce grand pas ! Toute l’équipe de Contract Factory se tient à votre disposition pour vous guider et rédiger un Accord Civil d’Engagement qui répond à vos besoins.

Questions fréquentes autour du PACS

Il doit présenter un acte de naissance traduit en français par un traducteur assermenté ou via les services du consulat ou de l’ambassade de son pays. Un certificat de coutume, attestant de sa majorité légale, de son statut de célibataire et de sa capacité juridique, est également requis, ainsi qu’un certificat de non-PACS démontrant l’absence de tout engagement antérieur.
Les frais totaux s’élèvent à 230 € pour la prestation notariale, auxquels s’ajoutent 125 € pour l’enregistrement de l’acte. Bien que passer devant un notaire puisse sécuriser la rédaction du contrat, se pacser à la mairie reste gratuit si vous préparez vous-même votre dossier.
Le PACS prend fin automatiquement, mais certains droits, notamment liés au logement familial, perdurent. Il est possible d’inclure dans l’Accord Civil d’Engagement des dispositions complémentaires pour anticiper ce type de situation et protéger le conjoint survivant.
Non, le PACS offre une reconnaissance légale et produit des effets en matière de fiscalité, de patrimoine et de droits sociaux. Le concubinage repose sur la simple vie commune sans cadre juridique spécifique, ce qui peut s’avérer moins protecteur en cas de séparation ou de décès.